Jeudi 8 janvier 2009
 Je crois que le problème à la base du racisme n'est pas celui du regard que l'on porte sur l'autre, mais du regard que l'on porte sur soi-même. Le problème des gens est qu'ils ont besoin de se sentir comme appartenant à un groupe et qu'ils se définissent par leur cette appartenance à ce groupe, qu'il soit  "racial", religieux, national, politique ou que sais-je encore ...
Du coup forcèment il craignent et rejettent, celui qui n'appartient pas au même groupe qu'eux.
Si l'on veut se débarrasser du racisme, il faut que l'homme apprenne à se considérer lui-même en temps qu'individu, et qu'il se définisse comme tel, et non en temps que membre de telle ou telle fratrie chimérique.
Si je me défini comme un individu, et refuse toute sorte de catégorisation fictive, alors je ne vois plus les autres que comme des individus, or la seule façon de juger un individu est par ces actes.
Je suis Moi putain ! J'suis pas un français, pas un juif, pas un noir, pas un arabe, pas un musulman, pas un catholique, pas un chinois, pas un japonais, pas un communiste, pas un homosexuel, pas un serbe ... putain !
JE SUIS MOI.
Après, étant Moi et me considérant en tout point supérieur aux autres individuelles médiocrités, je peux vomir tous les hommes également.



"CASSE TA RACE COMME JE CASSE LA MIENNE !" J-L Costes.
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Lundi 1 décembre 2008

"Il y a deux choses que je ne pourrais pas lui refuser ; la première c'est un coup de trique, la deuxième c'est un coup de poing."

                                                                                                                        in  Carne de G.Noé



 Il est aux chiottes, torse nu, il pisse, il en fout partout, il a une gaule phénomènale. Il se regarde dans la glace, s'imagine ce qu'il va lui mettre. Il sort des chiottes, et revient dans la chambre, une chambre d'adolescent, la musique venant du salon résonne, les basses font vibrer les murs. Ca c'est une bonne soirée du nouvel an, il a bien géré, il est content de lui, il est chaud bouillant, et maintenant il va la baiser cette salope, depuis le temps qu'il en rêve, il est fier de lui. Maintenant faut qu'il se contrôle, faut pas faire tout foirer. Elle est allongée sur le lit, en train de se foutre à poil. Il bande comme jamais. Il s'approche du lit, baisse son pantalon, elle s'approche et à l'air impressionée par son érection. Il y a de quoi. Elle commence à le sucer, elle à pas l'habitude, mais putain qu'est-ce que c'est bon. Il lui tire les cheveux, elle est surprise, elle s'arrête, lève la tête.

Merde c'est parti, il contrôle plus rien, il lui envoie une grosse droite dans la gueule, lui saute dessus l'étrangle violemment la roue de coup, elle saigne, il se régale. Elle crie, on vient frapper à la porte, pour vérifier si tout va bien, il ne s'en rend même pas compte. Il la retourne sur le ventre et lui écarte les cuisses de force, il lui claque la face contre le mur. Il l'encule violemment, la frappe encore. Elle a le visage en sang, elle pleure, il la tire par les cheveux, la frappe encore. Le claquement entre son bas-ventre et les fesses de la fille sont de plus en plus forts, de plus en plus rapides. Elle saigne de l'anus. Il jouit, puis se relache, s'avachit sur elle, soupire. Il se retire, se relève, la regarde. Elle est en sang, elle pleure, elle ne ressemble plus à rien. Il se rend soudain compte qu'il n'y a plus de musique et que l'on temborine à la porte. Il revient à lui et comprend.

Il est dans la merde.

Par Trashmaster
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Samedi 29 novembre 2008

En ce samedi après-midi, les rues sont bondées, et je me demande ce que je fous là. Je regarde tous ces gens qui marchent, qui discutent, qui bouffent, qui achètent, qui consomment ... et qui ont l'air d'aimer ça,de ne pas saisir l'insupportable inutilité de leur vie. Ne sentent-ils pas cette odeur de merde ambiante ? N'ont-ils pas mal au cul ? Quel est leur but ?

Ces vieilles bourgeoises fières d'avoir voté Sarkozy et qui se sentent rassurées par les caméras qui se trouvent à chaque coin de rue, ces p'tits gamins métrosexuels qui à treize ans rêvent juste de passer à la télé, ces jeunes qui se prennent pour des durs, tellements formatés par la dégénéréscence de ce qui fut un jour appellé le "hip-hop", ces p'tites qui s'habillent comme des putes pour ressembler aux "nouvelles stars" de la chanson,  ces vieux cons aigris rongés par la peur de l'Autre (souvent matérialisé par l'Arabe), j'regarde tous ces gens et j'me dis "merde" j'ai pas l'impression de vivre dans le même monde qu'eux, cette société me répugne (et pourtant je ne suis pas dupe je sais très bien que j'y participe), je hais profondément les gens, comment peuvent-ils vivre leur petites vies de merde sans aspirer à autre chose, sans se poser de question, sans réfléchir, j'ai l'impression que les gens ne se demandent jamais qu'est-ce qu'ils foutent là, quel est leur but, où vont-ils ... mais après tout pourquoi réfléchir quand la télé, les "journalistes" le font pour vous ...

J'ai l'impression d'être perdu dans un monde que je ne comprend pas et que je n'aime pas. La peur m'envahit soudain, vais-je finir comme eux ? Un zombie, un putain de zombie ? J'veux pas, j'ai besoin de me prouver que je suis vivant, est-ce que c'est gens sont seulement conscients d'être vivants, se sentent-ils vivants ? Ont-ils conscience de la merde qui les entoure ?

Je hais les gens. Tous ces gens sous sédatif qui sont heureux de se faire enculer à longueur de temps, ou qui ne s'en rende même pas compte. Mais bon faut croire que de plus en plus de gens se réveillent : le nombre de suicides ne cesse d'augmenter !

Par Trashmaster
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